Octomore 17 : Bruichladdich dévoile les expressions de sa nouvelle série
Depuis le 1er septembre, les trois premières références de la série (17.1, 17.2 et 17.3) sont disponibles sur le site de The Whisky Shop et dans nos boutiques. Propriété du groupe français Rémy Cointreau, Bruichladdich signe cette année une série qui met davantage l'accent sur la traçabilité du grain et la diversité des fûts que sur la seule escalade du taux de tourbe.

Trois profils, une même colonne vertébrale tourbée
Comme chaque année, l'Octomore .1 sert de point de comparaison pour le reste de la gamme. Distillé à partir d'orge Concerto 100 % écossaise (continent) tourbée à 81 ppm, l'Octomore 17.1 est un single malt de 5 ans ayant vieilli intégralement en fûts de bourbon de premier remplissage et titre 59,7 % d'alcool. Il se distingue par un profil salin, fumé et légèrement sucré.
Le 17.2, également âgé de 5 ans, partage le même lot d'orge et la même tourbe à 81 ppm, mais son parcours en fût diffère nettement : chêne français ayant d'abord accueilli du vin rouge californien puis du bourbon, avant une finition en barriques de porto de premier remplissage. À 59,5 % d'alcool, il se distingue par des notes de poivre, d'agrumes et de fruits rouges, plus généreuses que sur le 17.1.
Le 17.3 change de registre : son orge provient exclusivement de l'Irene's Field, une parcelle unique de l'Octomore Farm située à environ trois kilomètres de la distillerie. Vieilli cinq ans en fûts de bourbon de premier remplissage puis en fûts de second remplissage ayant contenu du Ribera del Duero, du sauternes, de l'eiswein et du syrah, il atteint 132,1 ppm (le taux le plus élevé de la série) pour une mise en bouteille à 60,9 % d'alcool.
De manière plus discrète, et bien évidemment prisée des collectionneurs, une édition d'Octomore 17.4 va également voir le jour. Il clôt la série sur un registre différent avec 7 ans d'âge, un premier remplissage en fûts d'oloroso suivi d'une finition en chêne vierge français, pour un taux de tourbe de 108,2 ppm et une mise en bouteille à 57,2 % d'alcool.
La provenance plutôt que la surenchère
La mise en avant d'une parcelle unique pour le 17.3 illustre une inclinaison assumée par Bruichladdich. Le maître assembleur Adam Hannett justifie ce choix par la traçabilité complète du grain, du champ à la bouteille : connaître le fermier et le champ précis permettrait de raconter une histoire de lieu plutôt qu'un simple chiffre de ppm. Une manière de déplacer le débat loin de la course aux records de tourbe qui a longtemps servi d'argument marketing à la gamme.
Cette approche rejoint un mouvement plus large du single malt haut de gamme, où plusieurs distilleries cherchent à documenter l'origine de leur orge avec la rigueur qu'un domaine viticole revendique pour son terroir.
La question reste ouverte parmi les dégustateurs : une parcelle précise influence-t-elle réellement le profil aromatique d'un spiritueux aussi intensément tourbé, où la tourbe tend à dominer les arômes du malt, ou s'agit-il avant tout d'un récit qui valorise la rareté ?
Le 17.3 offre en tout cas un terrain de comparaison concret avec le 17.1, distillé à partir du même type d'orge mais sans revendication de parcelle unique.
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Vous hésitez entre les quatre profils, ou vous cherchez à savoir laquelle de ces références rejoindra prochainement les rayons ? Les équipes de The Whisky Shop France, à Paris et à Cannes comme en ligne, se tiennent à votre disposition pour vous conseiller sur la série 17 et sa disponibilité. Une gamme dont le volume limité invite à ne pas trop tarder.








